Un roman s’achève, un autre commence

Crédit photo : Laurent Barnavon

Raeden Richardson

Pays : Australie
Discipline : Écrivain

Témoignage :

Lors de mon premier séjour au Château de La Napoule, j’ai travaillé sur les dernières corrections éditoriales de mon premier roman, The Degenerates. Bien que ce processus ait été lent et mécanique, j’ai eu l’opportunité de partager la couverture du livre et de lire un extrait du manuscrit final lors de l’open studio.
Ce mois de juillet, je suis revenu à La Napoule pour lire des passages du roman publié, dans le cadre de l’événement Hypurrcollective dédié au crypto-art.
C’était une expérience remarquable que de voir ce livre évoluer, du manuscrit à l’impression, sur les terres du château — je suis profondément reconnaissant envers toute l’équipe pour avoir accompagné mon processus, aussi bien dans l’édition que dans la présentation.

Aujourd’hui, je travaille sur mon second roman, qui se déroule au Ier siècle, entre Rome et Jérusalem. Il s’agit d’une exégèse autour d’une ligne mystérieuse de la Bible. C’est tout ce que je peux en dire pour l’instant.
Chaque jour, je me lève avec le lever du soleil, j’écris à la main les scènes qui se déroulent autour de Rome, de la Galilée et de Jérusalem, puis je révise ce que j’ai écrit le soir venu.
J’ai visité Cimiez, près de Nice, pour esquisser la terre natale de l’un de mes personnages et mieux comprendre la présence romaine le long de cette côte.

Pendant la résidence, je travaille dans la solitude, avant et après le sommeil, afin de pouvoir entrer dans le roman jusque dans mes rêves.
L’espace du château m’invite à la contemplation et aux cycles : le poids des pierres dans les tours me pousse à me tourner vers l’histoire et à en ressentir la densité, tandis que le ressac des vagues, juste sous ma fenêtre, me rappelle la nature cyclique de toute réécriture.
Ce nouveau roman est né de ces énergies contrastées.
La mer respire ; elle médite, comme nous.