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Master Residency 2025 – Myfanwy MacLeod

2 septembre, 2025-15 décembre, 2025

Myfanwy MacLeod : entre humour, mémoire et culture populaire

Depuis septembre, l’artiste canadienne Myfanwy MacLeod est en résidence au Château de La Napoule dans le cadre de la Master Residency 2025, avec le soutien de la Fondation DRG. Réputée pour ses explorations incisives et pleines d’esprit des rapports entre genre, pouvoir et culture populaire, elle déploie une pratique qui mêle humour et critique sociale à travers la sculpture, l’installation et le dessin.

Durant son séjour, elle développe un nouveau corpus d’œuvres en vue de son exposition Trophies, présentée à la Burnaby Art Gallery (Canada) en juin 2026.

Entre satire et réflexion – focus projet

Dans ce nouveau projet, Myfanwy MacLeod s’intéresse à la culture fraternelle nord-américaine — ses rituels, ses mythes, ses contradictions. À partir des traces grasses de boîtes à pizza, elle compose des collages, peintures et céramiques qui transforment les résidus du quotidien en symboles d’absurde et de dévotion.

Ma fascination pour le folklore entourant la “Greek life” et ses rituels d’initiation a commencé bien avant que je n’apprenne que la Burnaby Art Gallery, où se tiendra mon exposition, avait autrefois été une maison de fraternité.

Les œuvres dialoguent avec l’histoire locale de la céramique, les photomontages du début du XXe siècle et la période tardive de Philip Guston. À La Napoule, une tonalité plus contemplative s’invite :

Les ciels de La Napoule infusent mes œuvres d’une qualité amorphe, presque une pause, un moment suspendu en dehors du rythme habituel de l’humour et de la critique.

Cette tension entre ironie et introspection caractérise un langage artistique qui questionne les récits culturels tout en assumant leurs contradictions.

La Napoule comme catalyseur – lieu & processus

Imprégnée de l’histoire stratifiée du Château et de ses murmures, l’artiste puise dans l’entrelacs de la mémoire et de la matérialité :

Depuis mon arrivée, nos conversations du soir dérivent souvent vers les fantômes. L’héritage d’Henry et Marie Clews et l’atmosphère qu’ils ont laissée y invite naturellement. C’est une présence hantée, au meilleur sens du terme.

Cette résonance nourrit de nouvelles expérimentations, dont un projet inspiré par les kiosques entre Mandelieu-la-Napoule et Cannes, mêlant performance, son, scénographie et observation urbaine.

La Napoule a été un formidable catalyseur, laissant mon imagination s’emballer et reliant des éléments disparates dans une conversation plus vive et plus étrange.

Témoignage de l’artiste – texte intégral

Depuis mon arrivée à La Napoule en septembre, les dîners avec les autres résidents s’animent presque chaque soir de conversations sur les fantômes. L’œuvre d’Henry et Marie Clews, tout comme l’atmosphère qu’ils ont créée au château, se prête naturellement à l’évocation de bruits étranges et de choses qui vont et viennent dans la nuit. Mais La Napoule offre aussi un contrepoint à mon obsession pour les taches, les restes et les résidus désordonnés de la culture des fraternités nord-américaines.

Ma fascination pour le folklore qui entoure la « Greek life » et ses rituels d’initiation a commencé bien avant que j’apprenne que la Burnaby Art Gallery – où se tiendra ma prochaine exposition, Trophies – avait autrefois été une maison de fraternité. La comédie grivoise Old School (2003), avec Will Ferrell, Vince Vaughn et Luke Wilson, est l’un de mes films préférés : il me fait toujours éclater de rire malgré ses politiques sexuelles douteuses et ses clichés éculés sur les frasques des « frat boys ». Cela explique en partie pourquoi, durant ma résidence de trois mois à La Napoule, je me concentre sur la transformation des taches de graisse laissées par les boîtes à pizza en collages, peintures et céramiques.

Ces œuvres s’inspirent de diverses sources, notamment la riche tradition céramique de la région, les photomontages du début du XXᵉ siècle et les œuvres tardives de Philip Guston. Mais, par-dessus tout, les couleurs du ciel de La Napoule imprègnent mes œuvres d’une qualité amorphe qui ralentit le temps, presque une suspension, une pause par rapport à l’humour et à la critique habituellement présents dans mon travail. Lorsque je réunirai ces collages, peintures et céramiques, j’espère qu’ils formeront une constellation qui ne se fixe pas dans un seul espace, mais brouille les frontières entre le haut et le bas, la révérence et la dérision.

Bien que je me consacre actuellement à ce corpus d’œuvres, mon séjour ici me permet aussi d’expérimenter. Un simple trajet en bus a fait naître l’idée d’un nouveau projet inspiré des kiosques situés entre Mandelieu-la-Napoule et Cannes, un travail mêlant performance, création sonore, scénographie et observation urbaine. La Napoule a été un formidable catalyseur : elle a libéré mon imagination, lui permettant de s’emballer et de relier ces éléments disparates dans une conversation plus vive et plus étrange.

À propos de l’artiste – bio & liens
Portrait de Myfanwy MacLeod

Née en 1961, Myfanwy MacLeod vit et travaille à Vancouver. Membre de la Royal Canadian Academy of Arts, elle développe une œuvre où culture populaire, humour et regard critique se rencontrent. Ses œuvres figurent notamment dans les collections de la National Gallery of Canada et de la Vancouver Art Gallery, et ont été exposées en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

En atelier – images

Une sélection d’images d’atelier et d’œuvres en cours réalisées durant la résidence.

Images : © Myfanwy MacLeod

Détails

Début :
2 septembre, 2025
Fin :
15 décembre, 2025

Organisateur

La Napoule Art Foundation
Téléphone
0493499505
E-mail
message@chateau-lanapoule.com
Voir le site Organisateur

Lieu

Château de la Napoule
Avenue Henry Clews
Mandelieu-la-Napoule, 06210 France
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Téléphone
0493499505
Voir Lieu site web